vendredi 9 juin 2017

L'art des préceptes : Simone Jiko Wolf - Sagesses Bouddhistes 2017

Quand on devient bouddhiste et que l’on s’engage dans le Dharma, la voie du bouddha, on doit suivre des préceptes, ou engagements, bien spécifiques, qui orientent nos comportements tant vis-à-vis de nous-mêmes que des autres. Sagesses Bouddhistes reçoit Simone Jiko Wolf, qui définira les préceptes à suivre dans le zen sôtô, sa tradition. Elle va définir quels sont les principaux préceptes, comment les recevoir et les appliquer tout au long de notre vie.


mercredi 12 avril 2017

Alexandra David Neel par Joelle Désiré-Marchand

Le Musée Guimet de Paris consacre une exposition à Alexandra David-Néel jusqu’au 22 mai 2017.
Joelle Désiré-Marchand, géographe et biographe d'Alexandra David Neel est l'invitée de Sagesses Bouddhistes pour parler de cette femme exceptionnelle au destin fascinant. Considérée comme la plus grande exploratrice du XXème siècle, décédée à l’âge de 101 ans, en 1969, elle avait gardé son goût de l’aventure et toute sa vivacité d’esprit jusqu’au bout. Tout au long de sa vie, elle déploya de multiples talents de cantatrice, journaliste, féministe, franc-maçonne, exploratrice, orientaliste et écrivain, tout en choisissant le bouddhisme comme chemin spirituel… tout à fait inhabituel pour l’époque. Animée par une soif insatiable de voyages et de liberté, elle sillonna l’Europe et l’Afrique du Nord, puis la plupart des pays d’Asie. Elle y accomplit l’exploit qui la rendit célèbre : en 1924, après 2000 kilomètres de marche dans des conditions extrêmes, elle est la première occidentale à pénétrer dans Lhassa, capitale du Tibet, alors interdite aux étrangers.


lundi 27 février 2017

Soeur Chan Khong : reconnaitre notre souffrance

Sagesses Bouddhistes aborde un sujet sensible, commun à tous, celui de la souffrance, qui est au cœur des enseignements du Bouddha, exprimée dans les Quatre Nobles Vérités, avec Soeur Chan Không, co-fondatrice du Village des Pruniers avec le Vénérable Thich Nhat Hanh. Toucher la souffrance, y apporter des solutions durables ne peut se faire qu’avec le développement de l’Amour, c’est ce qu’exprimera Sœur Chan Không tout au long de l’émission. 




L'invité de la deuxième émission évoquée ici n'est plus Soeur Chan Khong, mais un moine du Village des Pruniers

mardi 7 février 2017

La Concentration, sixième facteur d'Eveil par les nonnes de la Maison de l'Inspir

Sixième message pour la retraite d'hiver 2016-2017

3 Février 2017 , Rédigé par Maison de l'Inspir
Chère Sangha, en grande progression dans l'éveil, voici notre sixième message pour cet hiver ! Avec nos meilleures appréciations et encouragements pour votre pratique !



La concentration, sixième facteur d'éveil


La concentration (samadhi), est avec la Pleine Conscience et la vision profonde un des piliers de la pratique. En traduisant samadhi par concentration, nous nous heurtons aux difficultés inhérentes des traductions. En consultant le glossaire du Cœur des enseignements du Bouddha, nous pouvons voir que Thầy nous offre plusieurs entrées et si nous consultons un dictionnaire Pali-français par exemple nous pouvons y trouver : « accord, paix, réconciliation ou état de calme caractérisé par l'harmonie de l'esprit et la non-confusion résultant de la pratique de la méditation »
Unification de l'esprit … et du corps : - imaginons que notre corps soit séparé en plusieurs morceaux, un bras par-ci, une jambe par-là, le tronc, sous un arbre, la tête ailleurs… et notre esprit serait sûrement lui aussi très dispersé car nous savons bien que la première caractéristique de l’esprit c’est le corps. Imaginons alors qu’en poussant un grand cri très fort nous puissions d’un seul coup réunir toutes les parties de notre corps et que celui-ci retrouve son intégrité complète, nous serions donc pleinement conscients de ce corps, et du même coup de notre esprit, nous pourrions alors voir que la concentration c’est l’absence de dispersion.
Nous connaissons tous la concentration et la pratiquons depuis notre plus jeune âge, c'est un élément essentiel de notre vie quotidienne. Mais en sommes-nous vraiment conscients ? Quelle est l’intention qui sous-tend cette concentration ? Est-ce une concentration appropriée ? Sommes-nous en accord avec les Entrainements ?


La concentration est un facteur d'éveil qui s'harmonise avec les autres facteurs, et que serait-elle sans pleine conscience, sans joie sans détente ? Nous savons bien que pour atteindre un état de pleine conscience nous devons au début faire un petit effort de concentration, sur notre corps, sur notre souffle, puis lorsque cette pleine conscience du corps et du souffle est présente et paisible, alors peu à peu notre concentration se renforce et se nourrit. Nous avons besoin de la concentration pour être en pleine conscience, et cette pleine conscience nourrit et renforce la concentration.
Ce sont les deux aspects de la concentration, proposés par Thầy dans le chapitre sur la concentration juste (Le Cœur des Enseignements du Bouddha), à savoir : la concentration active et la concentration sélective.

Nous vous proposons d'explorer ces deux aspects à travers des propositions de pratique :

- la concentration sélective :
« C'est choisir un objet et s'y maintenir » Quand sommes-nous conscients de  pratiquer une concentration sélective ?
- Au cours des gestes de la vie quotidienne : prendre le temps de revenir à sa respiration et pouvoir se dire : « je suis concentré(e) sur ce que je fais à cet instant », comme préparer le repas, éplucher les légumes… « j'ai conscience d'être concentré sur mes gestes ». Nous pouvons aussi nous interroger : est-ce une concentration appropriée ?
- Dans les moments privilégiés de pratique formelle de la méditation, avoir conscience de sa posture assise, d’une colonne vertébrale bien établie dans sa courbure naturelle, concentré(e) sur le souffle ; avoir conscience d'être concentré sur ses pas lors de la marche méditative, laisser s’établir une concentration harmonieuse en lien avec nos pas et notre souffle
- prendre conscience que notre mental, plus particulièrement Manas, est toujours prêt à nous distraire quand il se sent menacé et trouve beaucoup d'astuces pour éviter que nous restions concentrés et nous dit « j'ai trop chaud, trop froid, l'oreille me gratte, etc… ». Il ne s'agit pas de faire de l'héroïsme mais d'être conscient : « là il y a une douleur qu'il faut soulager, ou bien là c'est mon esprit qui me pousse à la distraction »

- La concentration active
« En pratiquant la concentration active, on accueille tout ce qui se passe dans l’instant présent, même si cela change»
C'est une concentration ouverte, spacieuse que nous pratiquons quand Thầy nous invite à être dans nos pas, ouvert à la nature, au chant des oiseaux. Au fil de nos pas, de notre marche méditative, attentifs, nous sommes pleinement conscients(e) de notre environnement immédiat qui va se révéler de lui-même à nos regards.
- Essayons de pratiquer ainsi la marche méditative : - allons au bord d’une rivière, ou bien le long d’un bois, d’une forêt, ou encore sur la crête d’une colline, puis pratiquons la concentration active qui inclut notre corps, nos pas, notre respiration, puis peu à peu au fil de la marche nous incluons aussi tout ce qui se présente autour de nous, afin de ne faire qu’un avec notre entourage, les arbres, les champs, la rivière, le chemin où l’on marche, les personnes que nous croisons, les paysages… le sourire d’un enfant. Puis nous ne les voyons plus et les laissons partir paisiblement sans avoir l’idée de les garder juste pour soi.
« Le vent souffle dans le bambou
et le bambou danse.
Quand le vent s'arrête,
le bambou pousse en silence… »



* commentaire de Thầy: « Le vent se lève et le bambou l’accueille. Le vent s’en va et le bambou le laisse partir »
« En pratiquant la concentration active, on accueille tout ce qui vient. On ne pense à rien d’autre et on ne rêve de rien. On est simplement établi dans le moment présent de tout son être. Tout ce qui vient, vient. Lorsque l’objet de notre concentration est passé, notre esprit reste clair comme un lac paisible. »


Voici un deuxième aspect de la pratique de la concentration :
- assis calmement au pied d’un arbre, ou sur un coussin, une chaise, chez soi, dirigeant notre attention sur le souffle, sur notre posture, nous accueillons tout ce qui se produit dans notre mental au moyen de la reconnaissance pure, car nous savons bien que nous ne pouvons pas arrêter le flux de nos pensées.
Exemples :
* Lorsque nous avons un souci, une inquiétude, juste nous reconnaissons que c’est un souci ou une inquiétude, et nous accueillons cela tel quel sans en être affligé(e) particulièrement.
* Lorsque nous avons de la joie ou de la compassion, juste nous reconnaissons que c’est un sentiment de joie ou de compassion, et nous les accueillons tels quels sans être emporté(e) par de l’euphorie par exemple.
* Si nous n’avons pas de pensée particulière, c’est-à-dire si nous avons une pensée neutre, alors reconnaissons-la aussi simplement. Cependant une pensée neutre peut aussi devenir une pensée agréable du simple fait de notre posture stable et concentrée.
« …Un oiseau argenté vole sur le lac d’automne.
Lorsqu’il est passé, la surface du lac n’essaie pas de retenir son image. » TNH
* commentaire de Thầy: « Une fois l’oiseau passé, le lac reflète les nuages et le ciel avec la même clarté. »
Proposition de lecture :
- Les quatre niveaux de concentration : - nous vous invitons à être curieux et à vous pencher sur les textes traduits de Maître Tăng Hội par Thầy - (Page 40 et suivantes). Nous découvrirons les quatre états de concentration rencontrés au cours de la méditation qui est une des Six Paramitas : Dhyana Paramita – La Perfection de la Méditation.
Poème d’un ami :
« Cheminant dans la campagne, ce matin de bonne heure,
Le corps et l’esprit se rejoignent au firmament ;
Chaque pas, chaque souffle, est aussi frais qu’une fleur.
Dans la brise, les arbres nous livrent leur Enseignement. » CLT

lundi 9 janvier 2017

L'impermanence : l'enseignement clé du Bouddha par Jeanne Schut

Le concept d’impermanence occupe une place centrale dans la pensée bouddhique. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Ce principe d’impermanence nous montre que rien n’est immuable ou éternel. Tout disparaît, tout apparaît, chaque chose étant en constante mutation et perpétuel changement. Sagesses Bouddhistes reçoit Jeanne Schut, de tradition theravada, pour en parler, le temps de deux émissions.




La prise de conscience des choses qui ne vont pas durer est la cause d’une grande souffrance. Aussi, comprendre, expérimenter, apprivoiser durablement cette notion d’impermanence conduit vers l’apaisement, le lâcher-prise, sans pour autant être dans l’indifférence... mais comment expérimenter l’impermanence ? Jeanne Schut répond aux questions de Sandrine Colombo.