jeudi 25 août 2016

Le Dharma est intemporel par Maechee Pathomwan



La réalité ultime et le monde intemporel existent ensemble. On essaie de percevoir et de comprendre ces deux réalités. Cela ne signifie pas que nous allons atteindre la vacuité et la vérité ultime. Mais nous avons toujours la possibilité d'entrevoir cette réalité et d'y goûter dès lors que nous avons la concentration, la conscience et la sagesse.

Le  Dharma n'est pas lié au temps, il est intemporel. Par conséquent, toute personne qui veut pratiquer peut le faire. Peu importe que vous soyiez laïque ou religieux, homme ou femme. Si vous avez trouvé une méthode pour pratiquer, vous connaissez le chemin, alors, empruntez-le. Ce n'est pas parce que je porte une robe de nonne que je vais atteindre la sagesse. On doit tous suivre le même chemin pour y parvenir. Peu importe le sexe ou le statut, on peut tous pratiquer. La vérité ultime est à l'intérieur de nous.

Maechee Pathomwan - Extrait de Rencontre avec des Femmes Remarquables par Martine Batchelor

samedi 30 juillet 2016

Les femmes dans l'histoire du zen soto - Brigitte Seijo Crépon - Sagesses bouddhistes 2016

Sagesses Bouddhistes reçoit Brigitte Seijô Crépon, pour en parler du rôle des femmes dès la fondation de l’école zen au Japon, par les deux patriarches Maître Dogen et Maître Keizan.





mercredi 29 juin 2016

L'Octuple Sentier par Jeanne Schut

L'octuple chemin : les huit étapes enseignées par le Bouddha pour conduire à l'Eveil






jeudi 12 mai 2016

Sharon Salzsberg : Transformer la souffrance

 Sharon en Inde, à gauche. Dipa Ma assise

"Mon instructrice Dipa Ma eut à souffrir beaucoup dans sa vie, et c'est ce qui la conduisit à la pratique de la méditation. Pratiquant avec zèle, elle transforma son chagrin personnel en amour pour tous les êtres." 

(Mariée à l'âge de douze ans, Dipa Ma quitte l'Inde pour rejoindre son mari  en Birmanie. Elle n'arrive pas à avoir d'enfant et en conçoit une grande honte et un grand chagrin. Malgré la pression de sa famille, son mari refuse de la répudier.)


"Enfin, après vingt ans d'attente, son premier enfant, une fille, naquit, mais elle mourut à l'âge de trois mois. Quatre ans plus tard, une autre fille naquit. L'année suivante, Dipa Ma fut à nouveau enceinte, mais le fils qu'elle eut, et qu'elle ne vit jamais, mourut à la naissance. La mort de ses enfants ébranla forte­ment la santé de Dipa Ma. Et au moment où elle com­mençait à se consoler de ces pertes, il lui fut découvert une grave maladie de coeur, et les médecins craignaient qu'elle ne passe d'un moment à l'autre. Alors qu'elle faisait face à sa propre fragilité et à l'éventualité de la mort imminente, son mari, qui avait toujours joui d'une bonne santé, revint un jour du bureau, malade et fié­vreux. Et elle eut l'immense tristesse de le voir mourir dans la soirée.


Dipa Ma avait le coeur brisé, et elle crut réellement mourir de chagrin. Elle ne pouvait dormir, mais elle ne pouvait non plus sortir de son lit. Elle était incapable de faire quoi que ce soit, mais elle avait encore un enfant à élever. Un jour, un médecin qui savait à quel point elle était tourmentée, lui dit : «Vous allez mourir si vous ne faites pas quelque chose au sujet de votre mental. Vous devez apprendre à méditer.»


Dipa Ma prit son conseil au sérieux, et le considéra avec attention. Elle décrit le moment où elle se demanda : «Qu'emporterai-je avec moi quand je mour­rai ?» Après réflexion, elle se répondit : «J'ai regardé autour de moi. J'ai considéré ma dot - mes saris de soie et mes bijoux en or - et j'ai su que je ne pourrai les emporter avec moi. J'ai regardé ma fille, et j'ai su que je ne pourrai l'emporter. Alors, que pouvais-je emporter ? Et je me dis : 'Allons au centre de médita­tion. Peut-être y trouverai-je quelque chose que je pour­rai prendre avec moi quand je mourrai.»


A cette époque, Dipa Ma vivait encore en Birmanie. Elle trouva un monastère où elle pouvait pra­tiquer la méditation, mais sa faiblesse était si grande que c'est en rampant qu'elle dut monter les marches de l'escalier qui menait à la salle de méditation. Mais l'énorme souffrance qu'elle avait dû subir la poussa à consacrer tous ses efforts à la pratique. Alors qu'elle méditait, elle considéra plus profondément ses souf­frances, et éprouva une grande compassion pour elle-même et les autres êtres. Sa compassion était l'expres­sion de sa guérison. Par son terrible malheur, Dipa Ma en était venue à comprendre la fragilité de la vie, et le fait que personne n'est exempt de pertes et de douleur. Sa pratique lui apporta la paix.


Dipa Ma devint un maître révéré et profond, avec qui j'eus la chance d'étudier en Inde. Quand elle me dit que je devais revenir aux Etats-Unis et enseigner la méditation, je n'en crus pas mes oreilles. Je ne me sen­tais pas du tout qualifiée pour être un maître de médi­tation. Mais elle me rassura en me disant : «Vous com­prenez réellement la souffrance; aussi, vous devez enseigner.»


Quelles que soient les circonstances dans lesquelles je la vis se comporter, Dipa Ma fit toujours preuve d'un amour lumineux et d'une grande compassion. Sa compréhension profonde de notre vulnérabilité à la souffrance de la vie, semblait avoir exclu tout sentiment d'exlcusion de son cœur."


(Extraits de Un coeur vaste comme le monde de Sharon Salszberg)