lundi 19 novembre 2018

Aoyama Roshi à la Demeure sans limites

Aoyama Roshi à la Demeure sans limites pour l'intronisation de la nouvelle abbesse, un grand événement de juin dernier filmé par Nina barbier pour Sagesses Bouddhistes

dimanche 7 octobre 2018

L’attention, fondement de la pratique du satipatthana sutta par Jeanne Schut

Sagesses Bouddhistes présente aujourd’hui un texte fondamental pour la tradition theravada, le Satipatthana Sutta. Issu du Canon Pali, ce texte attribué au Bouddha, décrit l’Attention, c’est-à-dire la façon dont on arrive à avoir une conscience claire des choses et des événements mentaux. C’est le point de départ pour suivre la Voie et Jeanne Schut en explique toutes les subtilités.

jeudi 23 août 2018

La méditation vipassana par Arya Nani



La méditation, c’est un moyen de s’approcher de la vérité parce que si on fait attention à tout ce qui se passe, soit dans le corps soit dans le mental, graduellement, on arrive à voir les choses très clairement. On arrive à voir la réalité, on ne reste pas sur le plan des concepts ou des idées.
La méditation vipassana est la méditation de la vision intérieure, qui a pour but de voir les choses telles qu’elles sont, c’est-à-dire de plonger dans la réalité, de voir la vraie nature des choses pour arriver à une compréhension juste de nous-mêmes, du monde, de l’univers. Et c’est à partir de cette compréhension profonde qu’on développe la sagesse et cela mène à un état de bonheur qui n’est pas dépendant des personnes, des endroits [où l’on est] ou des possessions matérielles.
Dans la méditation vipassana, pour comprendre la vraie nature des choses, on doit être conscient de tout ce qui se passe dans le corps, dans l’esprit, c’est-à-dire qu’on peut avoir une sensation dans le corps, une douleur, [on la prend alors] comme objet de méditation et on essaie de vraiment pénétrer dans cette douleur pour voir ce qu’elle est, ou bien quand il y a des pensées, des émotions, on dirige l’attention vers ces pensées, ces émotions pour vraiment voir leur nature et pas rester au niveau d’un concept, d’une idée, en se disant, « ah oui, je sais, c’est la tristesse », mais sentir comment se manifeste la tristesse de façon directe et personnelle.
Metta veut dire l’amour bienveillant ou encore la bonté du coeur. Pratiquer Metta signifie rayonner cette bienveillance et souhaiter que tous les êtres vivants soient heureux. La méditation Metta est un bon antidote contre la colère, l’aversion, et aussi contre l’attachement ou le désir, parce qu’on développe cette qualité d’amour inconditionnel envers tous les êtres et pas seulement envers ceux qui nous sont proches.
J’enseigne la méditation vipassana en combinaison avec la méditation metta. Et la méditation metta est une sorte de méditation concentration parce qu’on a seulement un objet, mais, à part de concentrer l’esprit, on développe cette qualité de l’amour inconditionnel. La combinaison de ces deux formes de méditation est très bien pour beaucoup de gens.
Sur le plan de l’existence conditionnée, la méditation peut aider à ce qu’on soit plus tranquille, plus calme, on est plus présent à ce qu’on fait, à ce qu’on dit, mais à part cela, elle apporte une compréhension de la réalité, la compréhension des situations. On voit plus clairement ce qui se passe, on n’est pas emporté par ses émotions, on n’est pas piégé dans des réactions habituelles. Avec l’amour bienveillant, le coeur est plus ouvert et donc c’est une autre façon de ne pas être piégé par le désir ou l’aversion.
La nature de l’esprit humain est la même à travers le monde, les gens ont les mêmes problèmes, les mêmes difficultés, c’estpourquoi cette forme de méditation convient à tout le monde.
L’un des obstacles les plus fréquents est l’inquiétude, parce que l’esprit est tellement inquiet, beaucoup de pensées et d’émotions perturbatrices, et donc il faut dire aux gens d’être patient, parce qu’ils veulent des résultats immédiats, mais la pratique de la méditation prend du temps, c’est un travail dur, parce que les réactions habituelles sont enracinées dans l’esprit et donc il faut du temps pour les changer, ça ne suffit pas deux jours ou une semaine.
Les gens sont très identifiés à leurs idées, ou à leur corps et donc diminuer l’ego, c’est un dur travail. Au quotidien, les gens peuvent essayer d’être vraiment présents à ce qu’ils font pendant la journée, être attentifs à ce qu’ils disent. Mais naturellement, c’est difficile d’être attentif toute la journée et les gens se perdent dans leurs habitudes, ils peuvent commencer en choisissant une petite activité chaque jour pour être vraiment conscient de ce qu’ils font, pas exemple se brosser les dents. Pendant ces deux ou trois minutes, être vraiment conscient des mouvements, des sensations, et ne pas être perdu dans des pensées, ne pas être emporté par des émotions. Faire cela pendant une semaine, ça apporte des bienfaits et par la suite, on peut choisir une autre activité à faire consciemment , de cette façon, l’état où on est plus conscient grandit au fil des jours.
C’est plus difficile en Occident parce que les gens font des retraites assez courtes, un week end, une semaine. En Birmanie, les gens pratiquent la méditation pour un mois ou pour trois mois, ce qui leur permet d’approfondir leur pratique.
Mon attente spirituelle était très forte et je peux dire que non seulement elle a été satisfaite, mais que cela m’a apporté un grand enrichissement que je ne croyais pas possible, cette ouverture du coeur, beaucoup plus grande que je le pensais, une compréhension de la vérité, une compréhension de la nature de l’esprit qui est plus profonde que je pouvais l’imaginer.




Source : Bouddhisme au féminin (enseignement)