dimanche 14 juin 2015

Daniela Campo : XU YUN Un grand maitre du bouddhisme chinois

Daniela Campo, historienne et sinologue, Docteur en Histoire des Religions à l’EPHE et membre de l’équipe GSRL (groupe Sociétés, Religions, Laïcités) vient de publier un ouvrage

XUYUN, la construction de la sainteté dans la Chine moderne :


Comment devient-on un saint dans la Chine moderne ? Cette interrogation représente le point de départ d’une enquête biographique sur le maître du bouddhisme chinois le plus révéré de l’époque moderne : Xuyun (Nuage vide). A l’aide de documents historiques et des témoignages de ses disciples, sont retracées dans ce livre la vie et de cet éminent abbé entre la fin de l’empire chinois et la première décennie de l’ère maoïste. Un récit passionnant, qui révèle toute la personnalité de ce grand maître éveillé, et la façon dont vivaient les communautés bouddhiques chinoises de ces époques. A ne pas manquer.







lundi 1 juin 2015

Le mouvement Wake up du village des pruniers : la pratique du bouddhisme dans la vie pour les jeunes


Le mouvement Wake up créé par le Vénérable Thich Nhat Hanh


Deuxième partie : les cinq entrainements que transmet Wake up





dimanche 17 mai 2015

Extraits du Therigata - Recueil des poèmes d'éveil de pratiquantes au temps du Bouddha


Hommage à vous Bouddha,
la meilleure de toutes les créatures,
qui m'a libérée ainsi que beaucoup d'autres
de la souffrance.

Toute souffrance est comprise,
la cause, le désir insatiable est tari,
la Noble Voie Octuple se déploie,
j'ai atteint l'état où tout s'arrête.

J'ai été
mère,
fils,
père,
grand-mère ;
ne sachant rien de la vérité
j'ai poursuivi mon chemin.

Mais j'ai vu le Bienheureux :
Ceci est mon dernier corps.
Je ne reviendrai pas
de naissance en naissance
à nouveau.

Mahapajapati

 

J'étais en pleine possession
de mon corps, de ma parole et de mon esprit.
Ayant déraciné la racine du désir,
je suis devenue calme et rassasiée.


Uttara 

 

Cela fait vingt-cinq ans
que j'ai quitté ma maison,
et que je n'ai pas eu un instant de paix.
le coeur troublé,
croupissant dans le monde du désir,
j'ouvrais les bras et criais
au moment où je suis entrée au monastère.

Je suis allée trouver une nonne
à laquelle je pensais pouvoir faire confiance.
Elle m'a enseigné le dhamma.
Les éléments du corps et de l'esprit,
la nature de la perception,
et la terre, l'eau, le feu et le vent.

J'ai entendu ses mots,
et me suis assise à ses côtés.
À présent, j'ai pénétré
dans les six royaumes de la connaissance sacrée.
Je sais que j'ai vécu auparavant,
l'oeil du ciel est pur,
et je connais l'esprit des autres.

Je possède de grands pouvoirs surhumains
et j'ai annihilé
toutes les souillures mentales.
L'enseignement du Bouddha s'est réalisé.

Vaddhesi 

 

Source : Bouddhisme au féminin N° 10  - ouvrage de Susan Murcott sur les premières femmes bouddhistes - Titre en français (tout à fait inadéquat) : Le Bouddha et les femmes
Upasama, tu dois traverser
ce flux, ce lieu de mort
si difficile à traverser.

Upasama, tu as conquis
Mara et ses puissances.
Supporte ce corps ;
c'est ton dernier.

Upasama


dimanche 1 mars 2015

La compassion d'Alexandra David Neel : Sauver une chienne en détresse







Lettres à son mari - 1915
 
Dans la soirée, grosse aventure ! On signale au loin un chien qui s'efforce de se frayer un passage dans la neige et n'y peut parvenir. Le pauvret apparaît en détresse et l'est réellement. La nuit est proche, qu'est-ce qu'il va devenir ? Je dis : «Je vais aller le chercher. » 
Autour de moi on se récrie, il n'y a pas de sentier frayé, il faut descendre dans un petit ravin, remonter sur l'autre versant. Enfin, je verrai bien si je peux arriver. J'ai des pantalons de flanelle, de hautes bottes de feutre et un imperméable. Allons !... C'est vite écrit, allons, mais je t'assure que je n'allais pas vite avec de la neige plus haut que la ceinture, tâtant la route devant moi avec un bâton pour me rendre compte si je ne descendais pas dans quelque trou. 

Après un bout de chemin j'aperçois un de mes garçons qui grimpait revenant du village, je le hèle et il m'accompagne. C'était une vraie expédition polaire, froid en moins. Nous perdons le sentier, mon domestique tombe dans un trou, je le tire par la tête pour l'en sortir et, peu après, il me rend le même service. 

Nous grimpons sur des rochers que nous ne voyons pas et nous arrivons au chien qui est pris sous la neige et ne peut bouger. Pour combler la mesure, l'animal effrayé et très sauvage montre des dents menaçantes bien qu'il soit un tout jeune toutou.
 J'abrège les détails, on passe une corde sous l'animal et on le haie à la remorque jusqu'au monastère où il, ou plutôt elle, car c'est une femelle, se montre de l'humeur la plus féroce. 

Aujourd'hui, après avoir bien mangé, l'animal paraît de tendances plus pacifiques, dans quelques jours il sera tout à fait gentil. Il est poilu comme un yack, tout noir, nez noir, yeux noirs, un peu de fauve seulement à l'extrémité des pattes. 
Cette race de chiens garde les troupeaux de yacks et les tentes nomades dans les steppes du Tibet. Ce sont des bêtes à moitié sauvages, très fortes et redoutables pour les étrangers. 
Qu'adviendra-t-il de ma rescapée ? Quoi qu'il en soit, ma petite protégée a mangé une grosse assiettée de riz que je tenais à la main, mais, après, quand j'ai voulu la caresser, elle a esquissé un mouvement de museau menaçant, mais il y a déjà grand progrès car elle n'a pas montré ses petites dents blanches et aiguës. 
Voilà tous les événements, grand cher.