vendredi 10 juillet 2020

Chanter des noms oubliés


Pendant des siècles, la pratique de la récitation et l’étude de leurs ancêtres masculins a été un aspect important du Zen. Les disciples occidentaux ont emboîté le pas, en chantant les noms historiques des ancêtres masculins dans de nombreuses cérémonies, du service du matin à l’ordination des prêtres et des laïcs, et plus particulièrement durant les cérémonies de transmission du dharma, quand un enseignant accorde à un disciple le droit d’enseigner et de transmettre à son tour. En reconnaissant et en se connectant à nos ancêtres historiques dans le Zen, nous célébrons l’intimité, la continuité et l’authenticité de la pratique. Cette lignée, ou arbre familial, permet de connecter les pratiquants zen à des enseignements essentiels à travers la connaissance des noms réels et des histoires d’enseignants inspirants.
À un niveau plus profond, nous permettons à leurs enseignements d’avoir une influence sur notre vie quotidienne. Et au niveau le plus profond, nous faisons l’expérience de l’amour et de l’énergie de ces ancêtres qui nous soutiennent quand nous pratiquons.

Identifier les ancêtres féminins est nouveau dans le Zen et, je le crois, indispensable au plein épanouissement du Zen en Occident. Les femmes représentent aujourd’hui près de la moitié de tous les enseignants dans le bouddhisme occidental, et la reconnaissance des ancêtres féminins est une étape essentielle en vue d’ancrer plus pleinement le bouddhisme dans la réalité de la vie occidentale.

Grace Schireson Source Buddhadharma spring 2014 – traduction Bouddhisme au féminin

 Voir en français l’ouvrage de François Dosan Loiseau : Les Matriarches du zen

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